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Types de phishing à intégrer à votre sensibilisation cybersécurité

Date de publication

07.08.2024

Le phishing est une technique d’ingénierie sociale par laquelle des cybercriminels se font passer pour un contact de confiance afin de voler des identifiants, des données bancaires ou d’autres informations sensibles. Cet article détaille cinq types de phishing courants et montre comment la sensibilisation cybersécurité et la simulation de phishing réduisent ce risque pour votre organisation.

Qu’est-ce que le phishing, et pourquoi cette technique fonctionne-t-elle encore ?

Le phishing est une arnaque en ligne particulièrement sournoise. Les cybercriminels utilisent cette technique pour voler des informations personnelles ou professionnelles de manière frauduleuse. Ils se font passer pour des entités de confiance — une banque, un site de e-commerce populaire ou même un collègue — dans le but de soutirer mots de passe, numéros de carte bancaire et autres données sensibles.

Un exemple typique est un e-mail frauduleux, souvent bien imité, qui semble provenir d’une banque. Ce message invite à cliquer sur un lien menant vers un faux site web, conçu pour être quasi identique à celui de la banque. Une fois les identifiants saisis, ils tombent directement dans les mains des cybercriminels, qui peuvent alors accéder au compte et le vider.

Pour une équipe sécurité, la dimension technique du phishing n’est que la moitié du problème. L’autre moitié est le comportement humain sous pression — exactement ce que visent la sensibilisation cybersécurité et la simulation de phishing.

 

Les cinq types de phishing les plus courants à couvrir dans votre programme de sensibilisation

Les collaborateurs ne passent que rarement à côté du phishing parce qu’ils ignorent le mot — ils passent à côté parce qu’ils ne reconnaissent pas le scénario précis qui leur est présenté. Ces cinq variantes méritent d’être traitées explicitement dans tout programme de sensibilisation.

 

1. Usurpation d’e-mail : l’imposture parfaite

L’une des techniques les plus répandues consiste à usurper l’identité d’un expéditeur de confiance. En falsifiant l’adresse e-mail, les cybercriminels donnent l’illusion que le message provient bien d’une banque, d’un collègue ou d’une entreprise connue. L’objectif : inciter la cible à cliquer sur un lien malveillant ou à divulguer des informations sensibles, comme ses identifiants de connexion.

 

2. Phishing par URL : le piège du lien

Également appelé manipulation de lien, le phishing par URL dissimule un lien malveillant dans un e-mail, un SMS ou sur un site d’apparence fiable. En cliquant, l’utilisateur est redirigé vers un faux site imitant un site de confiance, où on lui demande de saisir ses identifiants ou d’autres informations personnelles — ensuite dérobées par les pirates.

 

3. L’hameçonnage par clonage

Le clone phishing consiste à copier un e-mail légitime contenant une pièce jointe ou un lien, puis à y glisser un lien malveillant dissimulé dans le contenu original. L’objectif est de faire croire au destinataire qu’il s’agit d’un message authentique provenant d’une source fiable — sa banque, un réseau social, voire un collègue. En réalité, cliquer sur le lien peut rediriger vers un site frauduleux conçu pour dérober des informations personnelles ou installer un logiciel malveillant.

 

4. Arnaques aux fausses factures

Cette arnaque consiste à envoyer par e-mail une facture bidon, qui semble provenir d’un fournisseur ou prestataire de confiance — logos et informations corrects — sauf que les coordonnées de paiement ont été modifiées vers un compte contrôlé par l’escroc. Si la victime paie, l’argent atterrit directement chez le fraudeur plutôt que chez le véritable fournisseur. Cette variante concerne particulièrement les équipes finance et achats, et rejoint des questions plus larges de gouvernance et de contrôle financier.

 

5. Arnaques par usurpation d’identité (catfishing)

Le catfishing consiste à créer un faux profil sur les réseaux sociaux ou les sites de rencontre pour entamer une relation avec la victime, puis à exploiter cette confiance à des fins financières ou pour récupérer des informations personnelles. Cette technique s’appuie sur une manipulation affective prolongée plutôt que sur un e-mail trompeur ponctuel — un bon cas d’école pour élargir la sensibilisation au-delà de la seule hygiène e-mail.

 

Les signaux d’alerte généraux à enseigner à vos collaborateurs

  • Vigilance et scepticisme : ne jamais cliquer impulsivement sur un lien provenant d’un e-mail, d’un SMS ou d’une publication sur les réseaux sociaux, même s’il semble provenir d’un expéditeur connu. Vérifier l’identité de l’expéditeur et le lien avant de cliquer.
  • Vérifier la source de manière indépendante : en cas de doute sur l’authenticité d’un message, se rendre directement sur le site de l’expéditeur présumé ou le contacter via un canal de confiance distinct.
  • Ne jamais partager d’informations sensibles par e-mail, SMS ou messagerie instantanée : une entreprise légitime ne les demandera jamais par ces canaux.
  • Utiliser des mots de passe uniques et robustes par compte, et les changer régulièrement.
  • Maintenir la protection des postes de travail à jour, pour intercepter les logiciels malveillants téléchargés involontairement depuis un site de phishing.
  • Traiter l’urgence et les offres « trop belles pour être vraies » comme un signal d’alerte, pas comme une raison d’agir vite.

 

Les vérifications spécifiques à intégrer à votre formation sensibilisation cybersécurité

Usurpation d’e-mail

  • Vérifier que l’adresse de l’expéditeur correspond exactement au domaine annoncé — attention aux fautes d’orthographe subtiles ou aux domaines proches.
  • Se méfier des salutations génériques (« Cher client », « Cher utilisateur ») ; un expéditeur légitime s’adresse généralement par le nom.
  • Repérer les fautes d’orthographe et de grammaire, plus fréquentes dans les messages usurpés que dans la communication professionnelle authentique.

 

Phishing par URL

  • Survoler un lien avant de cliquer pour vérifier l’adresse réelle de destination.
  • Vérifier la présence de https:// partout où des informations sensibles sont demandées.
  • Activer les fonctionnalités de sécurité du navigateur (blocage des pop-up, filtres anti-phishing).

 

Hameçonnage par clonage

  • Traiter les pièces jointes ou liens d’un e-mail déjà vu avec la même vigilance qu’un nouveau message, surtout si la demande paraît légèrement inhabituelle.
  • Contacter l’expéditeur présumé via un canal distinct pour confirmer qu’il a bien envoyé le message.

 

Arnaques aux fausses factures

  • Vérifier les coordonnées de paiement — numéro de compte et bénéficiaire — par rapport aux informations déjà enregistrées pour ce fournisseur.
  • Confirmer tout changement de coordonnées bancaires par téléphone, en utilisant un numéro déjà connu, jamais celui indiqué dans l’e-mail.

 

Arnaques par usurpation d’identité

  • Se méfier des contacts en ligne qui cherchent à créer rapidement une proximité affective.
  • Rechercher le nom de la personne et effectuer une recherche d’image inversée sur sa photo de profil.
  • Proposer un appel vidéo en cas de doute sur l’identité — une interaction en temps réel est plus difficile à simuler de façon convaincante.
  • Ne jamais partager adresse, numéro de téléphone ou informations bancaires avec une personne rencontrée uniquement en ligne.

 

Comment la simulation de phishing renforce votre pare-feu humain

Lire un article sur les types de phishing est un point de départ, pas un programme de formation. Les organisations qui réduisent durablement leur taux de clic combinent généralement trois éléments : une simulation de phishing initiale pour mesurer l’exposition réelle, une formation sensibilisation cybersécurité ciblée sur les scénarios concrets rencontrés par les équipes, et un canal de signalement simple pour que chaque collaborateur puisse alerter la sécurité en cas de doute.

 

FAQ : phishing et sensibilisation cybersécurité

Qu’est-ce que le phishing ? Le phishing est une technique d’ingénierie sociale par laquelle des cybercriminels se font passer pour une personne ou une organisation de confiance, par e-mail, SMS ou site web, afin d’obtenir des identifiants, des données de paiement ou d’autres informations sensibles.

 

Quelle est la différence entre phishing et spear phishing ? Le phishing est généralement envoyé largement, avec un prétexte générique. Le spear phishing cible une personne ou une organisation précise, en s’appuyant sur des détails personnels ou professionnels réels pour rendre le message bien plus convaincant.

 

Comment la simulation de phishing aide-t-elle à prévenir les attaques ? Une simulation de phishing envoie des messages de test réalistes mais inoffensifs aux collaborateurs, mesure qui clique ou signale, puis transforme ces résultats en formation ciblée — remplaçant une impression générale de risque par une base mesurable et améliorable.

 

Que doit faire un collaborateur qui suspecte un e-mail de phishing ? Ne cliquer sur aucun lien ni ouvrir aucune pièce jointe. Signaler le message à l’équipe sécurité ou au service IT via le canal habituel de l’organisation, et éviter de le transférer à des collègues dans l’intervalle.

 

Parlez à un expert Approach Cyber de la sensibilisation cybersécurité

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